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Utiliser des outils de communication et d’information adaptés


Plusieurs possibilités s’offrent à vous, selon vos propres capacités, vos habitudes et vos préférences, pour accéder aux différents supports d’information actuels.

L’ordinateur

La déficience visuelle n’interdit pas l’utilisation d’un ordinateur. Certaines personnes apprennent même à l’utiliser après la survenue de leur malvoyance. Via Internet, il est possible d’accéder à de nombreuses informations et de rester en contact avec ses amis.

Illustration : Madame cherche son chat ?

Différentes adaptations sont envisageables. Vous pouvez paramétrer l’ordinateur de façon à régler les couleurs, la taille, le choix et l’espacement des caractères. D’autres options d’accessibilité (taille du curseur, inversion des contrastes etc.) sont disponibles dans le panneau de configuration. Pour un meilleur confort, il est aussi possible d’utiliser des logiciels de grossissement de tout ou partie de l’écran. Un scanner permet d’accéder aux documents papier grâce à des logiciels de synthèse vocale qui en lisent le contenu.

La machine à lire

Si vous n’êtes pas familier avec l’ordinateur, pour lire des documents papier, vous pouvez utiliser une machine à lire. C’est un appareil électronique capable de capter du texte imprimé pour le déchiffrer au moyen d’un dispositif de reconnaissance optique de caractères, puis de le restituer par le biais d’une synthèse vocale et ce, sans ordinateur. Une machine à lire permet d’interrompre et de reprendre la lecture, d’aller plus loin dans le texte ou de revenir en arrière, d’accélérer ou de ralentir la lecture, de moduler le volume sonore, d’épeler un mot ou de lire lettre à lettre.

La lecture audio

Cela fait longtemps que l’on trouve des livres, essentiellement des romans, sous forme de CD audio en librairie, dans les bibliothèques ou les associations de donneurs de voix.

Plus largement, aujourd’hui, on peut télé- charger sur son ordinateur des masses d’informations comme des livres lus par des comédiens, ou encore accéder à la presse.

Après les cassettes magnétiques et les CD audio, un nouveau format a été mis au point pour une utilisation facile : il s’agit du format Daisy (Digital Accessible Information System). Le lecteur peut placer des signets aux paragraphes où il souhaite revenir ultérieurement, sauter de chapitre en chapitre ou de page en page, accélérer ou diminuer la vitesse de lecture sans distorsion de la voix. Pour accéder au format Daisy, il existe des lecteurs audio autonomes, de petit format, qui permettent d’écouter, n’importe où, des livres préalablement enregistrés sous Daisy. Si vous utilisez un ordinateur, il est aussi possible de télécharger gratuitement un lecteur Daisy informatique compatible avec tout type d’équipement.

Et le braille ?

Le codage braille a été inventé par Louis Braille au début du 19e siècle et a été adopté par tous les pays quelle que soit leur langue. C’est un système d’écriture et de lecture tactile qui permet de former des combinaisons avec six points en relief, correspondant aux lettres de l’alphabet, aux chiffres et aux signes de ponctuation. La lecture se fait du bout des doigts et l’apprentissage nécessite donc une sensibilité particulièrement fine. Celle-ci fait parfois défaut à cause d’un métier ou d’une maladie circulatoire qui malmène la pulpe des doigts.

Avec beaucoup de pratique régulière, certaines personnes parviennent à s’approprier le braille, motivées par le plaisir d’avoir à nouveau un livre entre les mains. D’autres choisissent ce codage pour étiqueter leurs CD, leurs boîtes de conserve, quand les étiquettes en gros caractères ne sont pas suffisantes.

Vous pouvez prendre quelques cours d’initiation et juger par vous-même si cela vous convient.

Louise J., 72 ans

Quand je veux lire, je dois m’installer au téléagrandisseur. Mais je voulais aussi retrouver le plaisir de lire au lit, comme avant. Alors j’ai appris le braille et, peu à peu, j’ai réussi à déchiffrer des mots, puis des phrases, puis des petits textes. Mon premier livre m’a un peu intimidée avec son grand format et sa grosse couverture. Mais quel plaisir de lire par soi-même en donnant la voix que l’on veut aux personnages ! Mes premiers livres, je les ai lus lentement puis avec l’entraînement, la vitesse s’améliore. Il m’a fallu six mois pour me sentir à l’aise. Je lis sans doute moins vite qu’avec les yeux mais c’est moins fatigant et, à mon âge, j’ai le temps.